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Un peu d'Histoire



Sommaire :
Histoire des Sapeurs-Pompiers
Histoire du corps des Sapeurs-Pompiers de Cavaillon
- 28 juin 1829, constitution d'un corps de pompiers
- Création d'une Compagnie de Sapeurs Pompiers (Séance du Conseil Municipal du 14 Janvier 1845)
- Règlement concernant le Corps des Sapeurs Pompiers de la ville de Cavaillon (Séance du Conseil Municipal du 9 février 1845)
- Et beaucoup d'autres photos non datées, la recherche est en cours.



Histoire des Sapeurs Pompiers.

Sapeur vient de sape et un sapeur est un soldat du corps du génie de l'armée de terre qui utilise la sape, une pioche à large bord lui permettant d'effectuer des travaux de sape, c'est-à-dire creuser, construire des tranchées.

Chez les Grecs et les Egyptiens, des gardes et rondes de nuit étaient effectuées pour prévenir tout début d'incendie en donnant l'alarme et en combatant les incendies.

Les Romains, autrefois, utilisaient des "siphonnes" (grandes seringues qu'ils remplissaient d'huile bouillante pour asperger leurs ennemis). L'idée leur vint un jour de se servir d'un tel appareil en remplaçant l'huile par de l'eau pour éteindre les incendies.
Des "Vigiles" qui combataient le feu et assuraient la police, étaient équipées de seaux, d'échelles, de haches et de pompes pour transporter l'eau mais utilisaient aussi des catapultes pour détruire les maisons avant l'arrivée des flammes et des fameuses "siphonnes".
L'alimentation en eau était assuré par les aqueducs et les fontaines.

2 siècle avant Jésus-Christ le système des "siphonnes" est perfectionné par Ctesibius d'Alexandrie vers 130 avant JC: "une grande pompe aspirante et refoulante, composée de deux corps de pompes cylindriques avec des pistons verticaux. Des barres manœuvrées par plusieurs hommes permettaient d'abaisser et de relever alternativement les pistons".

pompepompe

A Rome, sous Auguste (aux alentours de 0), des "Cohortes" étaient constituées pour assurer la surveillance et faire appliquer les mesures de prévention.
Les gaulois ne semblent pas avoir possédé une organisation de lutte contre l'incendie

Auguste



Jusqu'au début du moyen-âge la sécurité incendie était assurée par des rondes de nuit et des mesures de précaution vis à vis du feu (n'oublions pas que les constructions étaient faites à base de bois).
Suite à la désorganisation totale des institutions gallo-romaines, les techniques régressent. L'emploi des pompes est oublié.

Au 6ème siècle, un édit de Clothaire II règlemente le service des gardes de nuit.

Clothaire II



Au début du 9ème siècle, Charlemagne sanctionne ceux qui ne font pas ce service par des amendes.
Des corps de veilleurs de nuit sont créés, mais ils disparaîtront avec lui.
Plus tard, le service du feu sera assuré par les moines et les religieux de divers ordres.

Charlemagne



Au 12ème siècle, ces rondes et gardes sont effectuées par des hommes désignés par les artisans et marchands.

1254 Création du "Guet Bourgeois" par Louis IX. Les corporations le plus représentatives en font parties (maçons, charpentiers, hommes du bâtiment...).
Le tocsin alertait les habitants désignés qui devaient combattre l'incendie et faire "la part du feu", c'est-à-dire protéger les habitations encore en état et les isoler du feu en sacrifiant celles qui étaient dévorées par les flammes.

Louis IX



Au 16ème siècle, la lutte contre les incendies était confiée à certaines corporations du bâtiment. Les maîtres charpentiers devaient toujours avoir une équipe prête à partir. Pour attaquer les incendies, ils disposaient d'immenses seringue, les "sanguettes".

Une sanguettes Une sanguettes Gravure représentant une sanguettes en action



Au 17éme siècle, les "sanguettes" sont remplacées par des petites pompes.

Petite pompe



1672 Création des premiers tuyaux d'incendie et de la pompe dite de "première génération". Mis au point par l'inventeur néerlandais Jan Van der Heiden, ils sont en cuir souple et assemblés tous les 15 mètres à l'aide de raccords en laiton.

Jan Van der Heiden



17ème siècle Un grand pas est franchi avec l'apparition des premières pompes à incendies en France, notamment grâce à François DUPERIER (1650-1723) qui les introduits en France après les avoir vues fonctionner en Hollande
Celui-ci se reconvertit dans la construction de pompes à incendie après avoir été fermier général pour le roi.

Le 12 octobre 1699, il obtient une autorisation du roi pour fabriquer, utiliser et louer pendant trente ans une pompe à incendie qu’il avait mise au point, l'utilisation de ce nouveau matériel nécessite alors la création d'un personnel spécialisé.
François DUPERIER est qualifié dans les actes "de directeur des pompes pour les incendies à Paris" ; chargé d’organiser un corps de 60 gardes pompes dans la capitale il est nommé directeur des pompes en 1716.

23 février 1716 Une ordonnance royale réglemente l'entretien des pompes à eau à Paris et nomme un directeur des pompes (François DUPERIER, voir ci-dessus) chargé d’organiser un corps de 60 gardes pompe dans la capitale.
La France professionnalise la lutte contre le feu car jusqu'alors le soin de la lutte était assuré par la population elle-même. Il s'agit déjà d'un service public gratuit constitué d'hommes entraînés et encadrés, naît alors le corps des gardes-pompes

garde-pompe



1725 Création de la pompe à incendie dite "moderne". Elle fut développée par le londonien Richard Newsham. Les pompes manuelles sur chariots étaient servies par des équipes de plusieurs hommes. Elles délivraient jusqu'à 12 litres d'eau par seconde et ce jusqu'à une hauteur de 40 mètres.

Pompes manuelles sur chariots



1733 La gratuité des secours est décrétée par Louis XV.

Louis XV



Loi 24 août 1790 Les municipalités sont chargées de prendre des précautions convenables pour prévenir et faire cesser les incendies.

Loi 6 octobre 1791 Les communes sont dans l'obligation de disposer dans la mesure du possible de pompes et de seaux à incendie.

En 1802 le terme "Pompier" est officialisé, c'est à l'origine un constructeur de pompe.

19 septembre 1811Les sapeurs-pompiers deviennent militaires A la suite d'un terrible incendie qui ravage l'ambassade d'Autriche à Paris au mois de juillet 1810, Napoléon Ier décide de remplacer les anciens gardes-pompiers par un bataillon de sapeurs-pompiers qui sera désormais militarisé, caserné et portera l'uniforme.

Napoléon Ier L'incendie de l'ambassade d'Autriche à Paris le 1er juillet 1810



Circulaire du 6 février 1815 Lettre du Ministre de l'Intérieur invitant les préfets à créer dans chaque commune un service de secours contre l'incendie exclusivement civil.

Loi 22 mars 1831 Autorisation dans chaque commune de former une partie de la Garde Nationale en Corps de Sapeurs Pompiers dont les membres sont chargés à la fois du service d'ordre et du service d'incendie.
Communes importantes : Sapeurs Pompiers communaux exempts du Service de Garde National.
Autres communes : Les Sapeurs Pompiers Volontaires faisaient partie de la Garde Nationale et étaient par conséquent armés.

Décret 11 janvier 1852 Suppression partielle de la Garde Nationale. Les Corps de Sapeurs Pompiers sont maintenus.

Loi 25 août 1871 Suppression définitive de la Garde Nationale mais pas des Corps de Sapeurs Pompiers en attendant un règlement d'administration publique d'organisation générale de ce corps.

Décret 29 décembre 1875 Organisation communale des corps de Sapeurs Pompiers qui reçoivent missions et uniformes et sont rattachés au Ministère de l'Intérieur.
La 1er pompe à vapeur hippomobile apparaît à cette époque ainsi que l'utilisation du réseau télégraphique par les services d'incendie.
Ce n'est qu'à la fin du siècle que des lignes téléphoniques apparaîtront entre les théâtres et les postes de secours.

1900 La 1er auto-pompe est mise en service à Paris et à Nancy.

autopompe 1909



Décret 10 novembre 1903 Modification de l'organisation des corps : l'armement est facultatif. Un habillement minimum est fourni.

Décret 13 août 1925 Nouveau statut ; création des Inspections et du Service de Santé. L'armement est supprimé, les corps sont désormais entièrement civils.

1932 Création du 18 pour l'appel aux services de secours.

Décret / Loi 12 novembre 1938 Codification de l'organisation communale, intercommunale et départementale avec la création du SDIS ( Il est un élément d'entraide et de coordination opérationnelle du département).
Obligation pour les communes de prévoir les dépenses relatives aux services de défense contre l'incendie.

Décret 7 mars 1953 Modification du décret de 1925 et réorganisation du statut des Sapeurs Pompiers communaux.

1954 Apparition du premier VSAB (ambulance) en même temps que le SDIS devient un établissement public.

Décret n°5 5-612 du 20 mai 1955 Attribution de la personnalité morale et juridique et de l'autonomie budgetaire. Création des services départementaux de protection contre l'incendie.

1965 Le matériel de désincarcérations vient d'apparaître.

En mars 1967, le corps des sapeurs-pompiers de Paris sera érigé en brigade de l'arme du génie. Leur devise : "Sauver ou périr"

Décret n°80-988 du 8 décembre 1980 Transformation des Inspections en Directions Départementales.

Décret n°82-594 du 4 août 1982 Abrogation du Décret de 1955 en application de la loi dite de " décentralisation " du 2 mars 1982.

Loi n°87-565 du 22 juillet 1987 Loi relative à la modernisation de la sécurité civile, (organisation de la sécurité civile, protection de la forêt contre l'incendie et prévention des risques majeurs).

Décret n°88-622 du 6 mai 1988 Mise en place de la gestion unique des SDIS, date de l'existence juridique des CODIS et CTA.

Loi n°92-125 du 6 février 1992 Relative à l'administration territoriale de la République, principe de l'organisation au niveau départemental des services d'incendie et de secours.

Loi n°96-369 du 3 mai 1996 Relative aux services d'incendie et de secours. Elle vise à donner aux SDIS, l'organisation et les moyens de faire face aux risques de de sécurité civile auxquels notre société est aujourd'hui confrontée.

1er janvier 2000 Départementalisation. Les centres de sapeurs-pompiers deviennent départementaux et non plus communaux (quoique certains rares centres le sont encore).



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Histoire du corps des Sapeurs Pompier de Cavaillon.

1789-1845
Le service d'incendie était assuré par l'armée Napoléonienne puis les Maires ont mis à la disposition de la population des pompes à incendie. " Service des Pompes à Incendie ". Lors d'un feu, des bénévoles recueillis sur place, utilisaient les pompes à incendie municipales.



28 juin 1829
Le Général Joseph Chabran, Maire de Cavaillon de 1824 à 1830, souhaite constituer un corps de Sapeurs Pompiers suite à un incendie difficile à maîtriser à la maison de M. Le Chevalier Ferdinand de Raimond. Ce dernier, Maire de 1824 à 1830 n'aura pas le temps de réaliser ce projet.
(Pour voir le compte rendu des archives de la ville de Cavaillon, cliquez ici)



14 janvier 1845
Antoine Derrive, Maire de Cavaillon de 1832 à 1835 et de 1844 à 1848, constitue la première compagnie de Sapeurs Pompiers (Pour voir les délibérations de la séance du conseil municipal du 14 janvier 1845 (numéro d'ordre 305), cliquez ici).



C’était le temps de la pompe à bras, en cuivre que l’on peut encore admirer dans nos locaux. Elle porte le n°8. Elle était montée sur une charrette, tirée par un cheval.

La pompe à bras 1 La pompe à bras 2



9 février 1845
Règlement de la compagnie des Sapeurs Pompiers
(Pour voir les délibérations de la séance du conseil municipal du 9 février 1845 (numéro d'ordre 311), cliquez ici).



9 février 1845
Délibération concernant l'habillement de 45 Sapeurs Pompiers, convention passée entre le Maire et sieur Chevalier.



31 décembre 1895
Premier engagement signé par Louis CORNUT né en 1872.



Avant 1940
Local incendie place Aimé Boussot devant la mairie (actuellement place Fernand Lombard)
Sur la photo : G à D : Michel / Achard F. / ? / Accarie / Martel / Balme / Lamant
Derrière : Triollaire / ? / ? / Pizeta / Bellue O. / Novel

Avant 1940



1942
Sur la photo : Achard F. / Martel / Monin
1er rang G à D : Audibert E. / ? / ? / Michel / Triollaire
2ème rang G à D : Pellen / ? / Chapo / ? / ? / Pastor / Bougnas L.
3ème rang G à D : Achard P. / Gualandi J. / Bellue J. / Roux / Bellue Oriol / ? .
Devant un Renault et une moto-pompe.

1942



Ste Barbe 1948
Présentation du matériel place Aimé Boussot devant la mairie (actuellement place Fernand Lombard) : 1 Renault, 1 Laffly et 3 moto-pompes.

Ste Barbe 1948



1958
Fleury Mitifiot (Maire de 1945 à 1977) affecte des employés municipaux au Centre de Secours. Ces employés municipaux sont appelés "Permanents ". M. Paillet Roger sera le premier à inaugurer le Centre de Secours rue Tour Neuve.



1968
Les permanents deviennent professionnels sous le commandement du Lieutenant Emile Audibert, officier volontaire, puis avec le Capitaine Madic, premier officier professionnel.



24 février 1983
Inauguration de la nouvelle caserne dans laquelle nous nous trouvons encore à ce jour, avenue de la Libération sur l'emplacement des anciens abattoirs de Cavaillon.

inauguration1 inauguration2



1994
Inondations à Cavaillon, le CSP est sur une "île".

1994 1994 1994 1994



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28 juin 1829. Constitution d'un corps de pompiers

" Le Maire (. . .) informé qu'au dernier incendie qui se manifesta dans la nuit du 6 courant à la maison de M. le chevalier Ferdinand de Raimond, des habitants de toutes classes coururent en foule et rivalisèrent de zèle pour arrêter les progrès des flammes. Mais que néanmoins ce zèle, par un accident survenu à la pompe à incendie, et par l'impétuosité du vent du nord, ne fut pas couronné de tout le succès qu'on avait dû en attendre. Considérant que la meilleure preuve qu'il puisse donner de sa sollicitude paternelle est d'organiser un corps de pompiers dont le nombre soit en harmonie avec la population et les besoins de sa localité, et d'aviser aux moyens d'entretenir la pompe et tous ses attraits toujours en état de faire un bon service.
Arrête :
Article 1er - Il sera formé sans délais dans cette ville, un corps de composé d'un capitaine, d'un lieutenant, de deux sergent, d'un fourrier de quatre caporaux et de trente deux pompiers qui seront pris parmi les jeunes gens les plus robustes de cette ville aux états de maçon, serrurier, menuisiers, charrons, et charpentier (. . .) "



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Création d'une Compagnie de Sapeurs Pompiers

Séance du Conseil Municipal du 14 Janvier 1845, numéro d'ordre 305

(. . .) De même suite, M. le Maire d'exposer qu'il serait très utile que le service des pompes à incendie fut organisé et qu'il fut crée pour cet objet, une compagnie de Sapeurs Pompiers, que cette organisation désirée depuis longtemps, ne saurait manquer d'être accueillie avec la plus vive satisfaction par tous les amis de l'ordre public et de la sûreté des personnes et des propriétés parce qu'elle aurait pour but de veiller au maintien de l'un et de sauvegarder l'autre : qu'il est d'avis que cette organisation ait lieu sous le plus bref délai possible ; et qu'en conséquence, il prie le conseil, de vouloir bien soumettre sa proposition à la délibération et l'inviter à voter la dépense de la somme de trois mille francs présumée nécessaire pour la création de la Compagnie de Sapeurs Pompiers projetée.

Vu l'article 40 de la Loi 22 Mars 1831, Considérant que la création d'une Compagnie de Sapeurs Pompiers pour le service de cette ville est depuis longtemps désirée par les habitants : qu'elle a pour but, le maintien de l'ordre public et la sauvegarde des personnes et des propriétés, Par ces motifs, le Conseil, à l'unanimité, délibère qu'une Compagnie de Sapeurs Pompiers, composée de 60 hommes, non compris les Officiers, Musiciens et Tambours, sera organisée, pour le service de la ville, vote, en conséquence en dépense, la somme de trois mille francs, à prendre sur les fonds libres de l'exercice courant et invite Monsieur le Maire à soumettre à l'approbation de Monsieur le Préfet, sous le plus bref délai possible, le règlement organique concernant la dite Compagnie.

Signé : Antoine Derrive, Maire



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Règlement concernant le Corps des Sapeurs Pompiers de la ville de Cavaillon

Séance du Conseil Municipal du 9 février 1845 (ou 9 mars 1845 ?), numéro d'ordre 311

Monsieur le Président a exposé qu'en vertu de la délibération du Conseil à la date du 14 Janvier dernier portant vote de la création d'une Compagnie de Sapeurs Pompiers et la dépense d'une somme de trois mille francs présumée nécessaire pour cet objet. L'administration s'est fait un devoir de hâter, autant qu'il pouvait être en son pouvoir, l'exécution des déterminations du Conseil : que dans ce but elle avait d'abord dressé le règlement dont la teneur suit :

Le Maire de la ville de Cavaillon,

Vu l'art. 40 de la loi du 22 Mars 1831 sur la Garde Nationale, Considérant qu'il est essentiel de régler le service de la Compagnie de Sapeurs Pompiers de cette ville, Vu les observations du Conseil d'Administration de la dite Compagnie, arrête le règlement suivant :

Article 1er :

La Compagnie de Sapeurs Pompiers de cette ville sera composée de soixante hommes, non compris les Officiers, Musiciens et Tambours : elle est instituée conformément aux dispositions de la loi du 22 Mars 1831 sur la Garde Nationale .
Elle aura :
- un Capitaine
- un Lieutenant
- un Sous-lieutenant
- un Chirurgien Etat Major
- un Sergent Major
- un Sergent fourrier
- quatre Sergents
- huit Caporaux
- quarante six Sapeurs Pompiers
Les Tambours de la Mairie seront attachés à la Compagnie et en feront le service.

Article 2 :

Nul ne pourra faire partie de la Compagnie, s'il n'est pas libéré du service militaire, domicilié dans la ville, et s'il n'est admis par le Conseil d'Administration de la Compagnie. L'admission ne sera toutefois définitive qu'après qu'elle aura été approuvée par Monsieur le Maire. Néanmoins, les individus exerçant les professions de maçons, menuisiers, charpentiers, serruriers, forgerons, pompiers, ferblantiers et cordonniers seront admis de préférence.

Article 3 :

Tous les Sapeurs Pompiers, les Officiers exceptés, sont habillés, équipés et armés aux frais de la ville. Ils demeurent responsables des objets qui leur sont confiés.

Article 4 :

Conformément aux dispositions de la loi sur la Garde Nationale précitée, il sera établi un Conseil de Discipline près de la dite Compagnie.

Article 5 :

Le Conseil d'Administration déjà établi sera chargé de présenter à l'administration municipale, tous les moyens d'amélioration susceptible d'être introduite dans la Compagnie. Ce Conseil sera consulté sur l'admission, comme sur le renvoi des hommes et sur le meilleur emploi à faire des fonds votés par le Conseil Municipal pour l'entretien de la Compagnie et de son matériel.
Ce Conseil est composé du Capitaine, vice-président, de tous les Officiers, du Sergent Major, de deux Sergents, de deux Caporaux, d'un Tambour, d'un Musicien, de dix Sapeurs Pompiers. Le Sergent fourrier remplira les fonctions de secrétaire et aura voix délibérative. Monsieur le Maire réunira et présidera ce Conseil toutes les fois qu'il le jugera convenable.

Article 6 :

Tout le matériel de la Compagnie est placé sous la surveillance des Officiers.

Article 7 :

La Compagnie se réunira tous les premiers Dimanches du mois si le temps le permet pour les exercices des pompes ou fusils, revues. Dans le cas où la réunion ne pourrait avoir lieu, elle serait remise au dimanche suivant mais dans tous les cas, les réunions n'auront lieu que d'après l'ordre de Monsieur le Maire et l'inspection sera faite par lui ou par son délégué.

Article 8 :

La Compagnie sera divisée en deux sections, une pompe par ordre de numéro sera spécialement affectée à chaque section et l'Officier, les Sous-officiers, Caporaux et Sapeurs Pompiers seront toujours attachés à cette pompe, soit dans les incendies, soit dans les exercices.

Article 9 :

Tout incendie sera annoncé par la cloche d'alarme et par les tambours qui battront la marche d'incendie tant que durera le son de la cloche.

Article 10 :

Au son de la cloche d'alarme ou au rappel des tambours, les Sapeurs Pompiers se rendront à l'hôtel de ville pour conduire les pompes et porter les objets de matériel et arrivés au lieu de l'incendie, ils se réuniront autant que faire se pourra à la pompe qui appartient à leur section. L'Officier aidé d'un Sergent, sera constamment à portée de commander le service de la pompe. L'autre Sergent devra diriger le jet et les Caporaux veiller au montage des locaux et à ce que le service des chaînes se fasse avec activité.

Article 11 :

Les sapeurs pompiers devront être constamment à servir leur pompe : ils ne devront se mettre aux chaînes que dans le cas où les secours manqueraient . Les Officiers et Sous-officiers sont spécialement chargés de veiller à ces dispositions.

Article 12 :

Le Sergent-major et le Sergent fourrier devront être constamment auprès du Capitaine pour recevoir ses ordres et aller les communiquer aux divers points où ils seront nécessaires.

Article 13 :

Si la nécessité en était reconnue, il serait laissé, après l'incendie un poste de sûreté avec une pompe et les attraits nécessaires. Ce poste ne pourra se retirer que d'après l'ordre de Monsieur le Maire ou de l'officier commandant les Sapeurs Pompiers composant le poste de sûreté, laissé après l'incendie auront droit à une rétribution pour les indemnités de la perte de leur travail.

Article 14 :

Aucun des sapeurs pompiers ne devra se retirer sans une permission de MM les Officiers. Ils devront tous attendre la rentrée de la compagnie. Ceux qui ne seraient pas présents à l'appel fait après l'incendie, seraient considérés comme manquants.

Article 15 :

Il est expressément défendu aux hommes laissés de garde après l'incendie, de s'occuper du déblaiement. Il est de même défendu à tous sapeurs pompiers qui après l'incendie serait employé au déblaiement soit par le propriétaire, soit par les assurances d'y travailler en uniforme.

Article 16 :

De suite après l'incendie, le Sergent major dressera un état de situation du matériel et l'adressera au Capitaine commandant, qui après avoir consulté le Conseil d'Administration adressera à Monsieur le Maire un rapport détaillé sur l'incendie et signalera les Sapeurs Pompiers qui se seraient distingués.

Article 17 :

Les sapeurs pompiers qui sans motifs légitimes auront manqué à un incendie ou à un service commandé, seront la première fois réprimandés par les Officiers, la seconde fois par Monsieur le Maire, en présence de la compagnie et la troisième fois ils seront rayés du contrôle.
Cet article est appliqué aux Musiciens et aux Tambours.

Article 18 :

Les tenues pour les divers services seront réglées par un ordre du jour du Capitaine commandant. Que ce règlement organique ainsi conçu était soumis par l'administration à la délibération du conseil et qu'en conséquence le conseil était invité à vouloir bien délibérer sur les dispositions qu'il renferme.



Sur quoi le Conseil,

Vu le règlement ci-dessus
Vu la loi du 22 Mars 1831 sur la Garde Nationale
Considérant que le règlement organique de la compagnie de sapeurs pompiers de la commune de Cavaillon dressé par Monsieur le Maire remplit parfaitement les vues du Conseil.

Par ces motifs,

Le Conseil Municipal, à l'unanimité adopte le projet de règlement concernant le corps de Sapeurs Pompiers de cette ville, ce qu'il a été dressé par Monsieur le Maire selon sa teneur ci-dessus.

De tout quoi il a été dressé le présent procès verbal que les membres présents ont signé, à Cavaillon, en séance les an, mois et jour surdits.

Signé : Antoine Derrive, Maire
Messieurs Cival, Pelegrin, Dumas, Charles Chabas, Avy, Trouvet, Ricard, Donat, Tourel, Boussot, Ravet, Lemaistre, Guende, Riguard, Clareton, Silvestre, Monestier



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Photos non datées, recherches en cours.

inconnu 1
Sur la photo : Assis G à D : TRIOLLAIRE / MICHEL / MARTEL / ACHARD F. / BELLUE ?.
1er rang G à D : JAUFFRET / ? / ? / ? / BIAVA / PIZZETA
2ème rang G à D : LAMANT / FAURE / ROMAN / BALME / CEBE

inconnu



inconnu 2
Sur la photo : GUALANDI / MANSOLINI au dessus / ACHARD F / GAVAUDAN / PELLEN / ARMAND / DUSSOTIER / ACHARD P.

inconnu



inconnu 3
Sur la photo : 1er rang G à D BELLUE O / ? / BIAVA / MICHEL / ACHARD F / BOUGNAS L / MONIN / ? / AUDIBERT E / MITIFIOT / MARTINO / DONAT / MARTEL / PELLEN / MAZZOLINI / PELLET / ALFONSO / BOUGNAS M / GAVAUDAN / CAIRUS.
2ème rang G à D PASTOR / CHAPO / BLANC / BALME / BELLUE J / ROMAN / ACHARD P

inconnu



inconnu 4
Sur la photo : Debout :
Devant : AUDIBERT / PELLET / BELLUE O. porte drapeau / MICHEL / DONAT / cachés : AUDIBERT J. / ACHARD F.
Derrière : GAVAUDAN / CHAPUT / BOUGNAS L. / ACHARD P. / SKARIAK / PASTOR / ORCET / MARTINO / BIAVA / TRIOLLAIRE / DUSSOTIER / BOUGNAS M. / MAZZOLINI / PERRON / RUFFINATO

inconnu



inconnu 5
Sur la photo : ACHARD ? / PELLET / BOUGNAS M / DUSSOTIER / GUALANDI / ? / ARMAND / ROURE / LEFORT / PAILLET / PELLEN / CHAPOT / RUIZ / GUALANDI R / MERLIN / MIRALES
Devant
AUDIBERT / BOUGNAS / Cdt GUIBAUT / JAUFFRET / MONIN

inconnu



inconnu 6
Sur la photo : PERRON / GLAS / GANDON / PASTOR / ARMANO / MIRALES / DESSAUD L. / RUIZ / AUDIBERT J.M. / MITIFIOT / MONIN / BOSANSKY / DUSSOTIER
Devant un Berlier

inconnu



inconnu 7
Sur la photo : Assis G à D
FERAUD / FIOLLAIRE / MINEL
1er rang G à D
JAUFFRET / CONSTANTIN / PIZET / JAVELON / FARAUD / BACHE / PASCAL / REY
2ème rang G à D
NOVEL / ACHARD / ALLIBERT / MICHEL

inconnu



inconnu 8
Sur la photo : Cours de secourisme à l'hôpital de Cavaillon
Accroupi : MAZZOLINI
1er rang : GUALANDI / ACHARD P. / AUDIBERT E.
2ème rang : MIRALES / ARMAND
3ème rang : BOUGNAS L. / PAILLET / BELLUE J. / LEFORT / PELLET / MIRALES
4ème rang : SKARIAK

inconnu



inconnu 9
Sur la photo : ?

inconnu



inconnu 10
Sur la photo : ?

inconnu



inconnu 11
Sur la photo : ?

inconnu



inconnu 12
Sur la photo : Assis G à D
AUDIBERT S? / BIAVA / MONIN / MARTEL / ACHARD F. / TRIOLLAIRE / MICHEL ou MINEL / BELLUE O.
Debout BALLE / PELLEN
1er rang G à D
GAVAUDAN / CHAPUT / CHAPOT / RUIZ / ? / ? / DEVESSE / AUDIBERT J / ACHARD ?. / GLAS
2ème rang G à D
BLANC / ? / ? / PASTOR / BOUGNAS L. / CAIRUS / LENORMAND
Echelle civils

inconnu



inconnu 13
Sur la photo : Assis G à D
PELLET / AUDIBERT / BIAVA / MONIN / MARTEL / ACHARD ?. / TRIOLLAIRE / MICHEL / BELLUE O.
Debout BALLE / PELLEN
1er rang G à D
GAVAUDAN / CHAPUT / CHAPUT / RUIZ / ? / ? / DEVESSE / AUDIBERT J. / ARMAND / GLAS
2ème rang G à D
BLANC / ? / ? / PASTOR / BOUGNAS L. / CAIRUS / LENORMAND

inconnu



inconnu 14
Sur la photo : Assis G à D
PELLET / AUDIBERT / BIAVA / MONIN / MARTEL / ACHARD ?. / TRIOLLAIRE / MICHEL / BELLUE O.
Debout BALLE / PELLEN
1er rang G à D
GAVAUDAN / CHAPUT / CHAPOT / RUIZ / ? / ? / DEVESSE / AUDIBERT J. / ARMAND / GLAS
2ème rang G à D
? / BLANC / ? / ROUX / PASTOR / BOUGNAS L. / CAIRUS / LENORMAND

inconnu



inconnu 15
Sur la photo : Les anciens en manœuvre
MARTEL / ACHARD F. / ? / PIZZETA / BIAVA / ALFONSO / BALME / LAMANT / ? / SAUTER

inconnu



inconnu 16
Sur la photo : ?

inconnu



inconnu 17
Sur la photo : ?

inconnu



inconnu 18
Sur la photo : René Bozansky à bord de notre ancien "TP3"

inconnu



inconnu 19
Sur la photo : ?

inconnu



inconnu 20
Sur la photo : ?

inconnu



inconnu 21
Sur la photo : ?

inconnu



inconnu 22
Sur la photo : Charles Lozano lors d'un de ses nombreux cross départementaux

inconnu



inconnu 23
Sur la photo : ?

inconnu



inconnu 24
Sur la photo : ?

inconnu



inconnu 25
Sur la photo : ?

inconnu



inconnu 26
Sur la photo : ?

inconnu



inconnu 27
Sur la photo : ?

inconnu



inconnu 28
Sur la photo : ?

inconnu



inconnu 29
Sur la photo : ?

inconnu



inconnu 30
Sur la photo : André Randoulet lors d'un de ses nombreux cross départementaux

inconnu



inconnu 31
Sur la photo : ?

inconnu



inconnu 32
Sur la photo : ?

inconnu



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